JE SUIS, JE CREE. Astrologie & développement personnel

Egoïste !

egoiste

Y a-t-il des signes du Zodiaque qui sont réputés pour être égoïstes ? Le symbolisme astrologique est assez nuancé sur ce genre de question.

Les signes égoïstes, et ceux qui ne le sont pas :)

Des tendances égocentriques peuvent se manifester dans les signes du Bélier et du Lion. Le Bélier, en effet, s’exprime avant tout de façon personnelle, de même que le Lion, qui est le signe du Soleil, donc de l’ego. Les signes de Terre, également, par la concentration qu’ils expriment, peuvent manifester un égoïsme, assez proche de l’avidité pour le signe du Taureau, ou d’un sens de la parcimonie caractéristique de la Vierge, ou bien une tendance à l’avarice, pour le Capricorne.

Les signes a priori plus altruistes sont la Balance, le Verseau et les Poissons. Toutefois, le sens du partage de la Balance, la solidarité du Verseau, et l’abnégation des Poissons reposent, parfois, sur diverses formes d’attachement et de dépendance, au même titre que l’égoïsme. Alors il convient d’éviter de formuler des jugements de valeur sur nos douze signes du Zodiaque.

L’égoïsme est aussi un jugement proféré contre une personne qui ne satisfait pas les désirs d’une autre personne (d’un autre égoïste). En effet, l’égoïste, c’est toujours l’autre, qui ne pense pas aux autres, qui demande toujours qu’on lui rende service, ou qui refuse d’en rendre …

La réalité, c’est que nous exprimons les qualités des douze signes du Zodiaque selon notre niveau de conscience, et, quoi qu’il en soit, avec notre ego.

– « L ‘égoïsme ne consiste pas à vivre comme on en a envie,

mais à demander aux autres de vivre comme on a soi-même envie de vivre. »

(Oscar Wilde)-

egoisteLiberté, Egalité, Egoïsme (bien sûr, cela ne concerne que les Français; les autres sont bons.)

L’égoïsme se définit en fait comme un « attachement excessif à soi-même, qui fait que l’on recherche exclusivement son plaisir et son intérêt personnels ». Selon le symbolisme astrologique, nous agissons par nous-même et pour nous-même, à travers le principe Mars. Dans cette perspective martienne, nous pouvons avoir tendance, pour diverses raisons, à occulter les intérêts des autres, ou l’intérêt commun …

Des chercheurs ont montré que la tendance à l’égoïsme est accentuée quand on se sent moins dépendant des autres : dans une société moderne, qui procure le confort, les individus tendent à devenir égoïstes. Dans l’étude qui avait été menée, les chercheurs avaient noté que les personnes jouissant d’une plus grande aisance matérielle, d’un plus grand pouvoir, se préoccupaient moins des autres dans les gestes de la vie quotidienne, et avaient un comportement égoïste (sur la route, notamment).

L’égoïsme, en effet, est associé au sentiment d’être libre. Mais en mettant en valeur le « moi » singulier, on peut aussi lui donner trop d’importance. L’égoïsme est rattaché, dans la société, à la recherche du plaisir, à la jouissance matérielle, qui sont privilégiées au détriment du partage avec les autres, de l’amitié, de l’amour. On oublie la prise en considération de la collectivité, de la société, ou du monde entier.

Il existe en outre un égoïsme de groupe, familial, social, qui consiste à privilégier les intérêts du groupe auquel on appartient au mépris de ceux des autres individus ou des autres groupes. Dans la société actuelle, ce type de comportement est présent. De ce fait, les valeurs Verseau de solidarité, de fraternité ne s’expriment pas (souvent) dans les groupes, qui forment plutôt des clans, des lobbies et des groupes d’influence, qui n’expriment aucun altruisme. Au contraire, chaque groupe tire la couverture à soi. Cet égoïsme de groupe est même une arme contre les autres, une façon de leur mener une guerre psychologique …

-« Donner de l’amour, les lâches ne peuvent pas.

C’est la prérogative des humains courageux. » (Gandhi) –

L’égoïsme passé à la loupe

La conscience d’être un individu n’est pas un défaut, ni penser à soi et à ses intérêts. Savoir se faire respecter et avoir des frontières personnelles suffisantes, en amour, comme dans toutes les relations, est sain. C’est la notion d’ « attachement », d’ « excès » qui suggère une distorsion dans le comportement, et qui peut être nommé de l’« égoïsme ».

L’égoïste, trop centré sur lui-même, pense que seuls ses propres problèmes ont de l’importance. Il ne se préoccupe pas des problèmes des autres.

En fait, il ne ressent aucune joie à partager avec les autres et préfère jouir de son amour pour lui-même. L’égoïsme, dans certains cas, peut aussi être associé à une avidité, à un besoin de prendre aux autres. Il est lié, d’après la psychologie, à un sentiment profond de manque, et à une impossibilité, pour l’individu, de ressentir sa propre valeur.

Dans son enfance, disent les psychologues, il a pu être un enfant adoré par ses parents, qui s’est construit en pensant qu’il était vraiment plus important que les autres. Dans d’autres cas, l’égoïsme peut aussi être de type défensif : si ses parents l’ont forcé à donner ou à produire, alors l’individu se sent, plus tard, agressé par les demandes qu’on lui fait.

Tout jeune, l’enfant ne connaît que ses propres besoins ; il doit assurer sa survie. Puis, peu à peu, il apprend l’autonomie ; il s’ouvre au monde. Cet apprentissage s’effectue correctement avec de l’amour et par le développement d’une confiance en soi. À cette condition, l’individu apprend à aimer en retour. Si cet apprentissage a été difficile, l’individu peut conserver ses attitudes de jeune enfant dépendant, et avoir l’impression d’être le centre, ne se préoccupant que de lui-même, en prenant et en demandant aux autres, sans jamais les comprendre, ni donner.

 

– « L’égoïsme n’est pas l’amour de soi,

mais une passion désordonnée de soi. » (Aristote)

Les thèmes de personnalités suspectées d’égoïsme

Le mot « égoïste » a été employé à propos de ces trois hommes célèbres; il s’agit de l’auteur dramatique Sacha Guitry (1885-1957), du philosophe Michel de Montaigne (1533-1592), et du perchiste Renaud Lavillenie (1986). Leurs thèmes natals en diront un peu plus à ce sujet …

sacha guitry

Sacha Guitry

Sacha Guitry

Le surnom de Sacha Guitry était « Monsieur Moâ », nous disent Alain Paucard et André Bernard dans leur ouvrage (Sacha Guitry). Cette réputation d’être égoïste, narcissique et cabotin, ajoutent -ils, vient presque toujours d’altruistes : « des gens intolérants, fanatiques, désoeuvrés, incapables de trouver du plaisir dans leur propre compagnie et qui ne trouvent de salut qu’en répondant autour d’eux la contagion de leur altruisme (…) en empêchant [les solitaires] de jouir de leur vie intérieure, en les embrigadant dans leurs bonnes oeuvres, la politique, la pétanque, le bridge, les ragots, la sociabilité. » ( :) )

Dans le thème de Sacha Guitry, on remarque un Ascendant dans le signe de la Vierge, assez sélectif et éventuellement solitaire. Dans la maison I,  apparentée à l’Ascendant, au « moi », est placé Uranus : Sacha Guitry se sent différent des autres et cultive sa singularité. Cette position planétaire n’incite pas du tout à se fondre dans la masse, au contraire.

Par ailleurs, le Soleil est conjoint à Mars et il est en opposition à Jupiter, ce qui suggère la possibilité de quelques accès d’égocentrisme (avec Mars), et un ego volontiers imposant (avec Jupiter).

Montaigne

Michel de Montaigne

Michel de Montaigne

Certains ont accusé Montaigne d’être égoïste. Il a déclaré en effet que « sa véritable profession, dans cette vie, était de vivre mollement, et plutôt lâchement qu’affaireusement. »

Montaigne s’est retiré de la vie publique, a vécu dans son château pour écrire ses Essais, ouvrage dans lequel il parle de lui-même. Cependant, à travers lui-même, c’est de l’humanité tout entière que le philosophe parle.

La conjonction Soleil -Neptune en Poissons, dans son thème, illustre bien une vie menée « lâchement » plutôt qu’« affaireusement ». En effet, cet aspect indique une forme de relâchement, une rêverie, une indétermination.

Par ailleurs, la présence de Saturne et d’Uranus dans la maison I (encore) renforce l’intérêt pour soi-même, car la maison I, qui est l’Ascendant, correspond au « moi ». Dans le cas de Montaigne, on remarque qu’il est centré sur lui-même, ce qui explique son caractère introspectif. Par ailleurs, Saturne peut évoquer un repli sur soi, et Uranus signale que le natif se sent foncièrement différent des autres.

Ainsi, Montaigne illustre une forme d’individualisme, assez peu courant à son époque, et la recherche de la connaissance de soi qui peut, dans une certaine mesure, être perçu comme un égoïsme. On voit que le goût de la solitude et l’égoïsme se touchent.

renaud lavillenie

Renaud Lavillenie

Renaud Lavillenie

Le grand champion (de saut à la perche) Renaud Lavillenie est -dit-on, dans les milieux autorisés- assez égoïste. Il a déclaré dans une interview au Monde : « La part d’égoïsme est nécessaire pour réussir. Si l’on ne pense pas à soi, on n’est pas apte à prendre certaines décisions difficiles. Une carrière d’athlète dure 15 ans au maximum. Il n’y a pas de place pour les erreurs et la perte de temps».

On voit dans le thème de ce grand sportif une répartition planétaire particulière. Une majorité de planètes sont situées dans l’hémisphère Est (à gauche), et notamment dans les maisons I, II et III. Ces maisons concernent nos motivations exclusivement personnelles. Renaud Lavillenie, dans la vie, agit par lui-même et pour lui-même.

Par ailleurs, Pluton, maître de l’Ascendant (la maison I) est situé en maison I, ce qui accentue, le centrage sur soi et l’affirmation personnelle, notamment pour conserver et exercer un pouvoir sur soi (Pluton), et peut-être sur les autres. :) 

On remarque d’ailleurs la force de travail du sportif dans cette position planétaire, et grâce à son attitude concentrée. Ce genre de thème montre aussi quelqu’un, après tout, qui compte avant tout sur lui-même …

Vénus, également, maître de la maison VII,  est située en maison I : le natif attire,  ramène vers lui-même l’énergie qui provient de l’extérieur et des autres.


Déjouer le piège de l’égoïsme …

– « Les anges viendront avec les prophètes et vous donneront ce qui vous appartient.

Donnez-leur ce que vous tenez, et dites-vous ceci : quand viendront-ils recevoir ce qui leur appartient ? »

(Jésus-Christ, St-Thomas) –

L’égoïste s’expose, plus qu’une autre personne, à la solitude et la dépression. Il peut prendre conscience de sa tendance à prendre aux autres sans donner, de son isolement, de sa recherche excessive d’auto-protection, ou de son égocentrisme à travers ses expériences, et rectifier son comportement. Il est vrai toutefois que dans une société de consommation et de distraction, les prises de conscience sont parfois difficiles, car les moyens de compensation et de fuite sont nombreux (et les marchands s’en réjouissent).

L’égoïste peut apprendre à donner, plutôt que toujours demander et prendre. En outre, il peut apprendre à donner gratuitement, c’est-à-dire sans rien attendre en retour, ce qui a un effet libérateur.

 Mathieu Ricard dans Plaidoyer pour l’altruisme explique qu’il s’agit d’accéder au détachement, d’élargir et d’approfondir le sens que l’on a de soi-même. L’égoïsme en effet est lié à une conception étroite de soi-même, celle d’un « moi » séparé des autres et du monde extérieur, ce qui est une vision limitée (et provisoire) de l’être humain. Toutes les sagesses spirituelles, le bouddhisme notamment, l’ont dit. Tout l’enseignement du Christ est explicite à ce sujet aussi.

Nous pouvons faire une découverte essentielle : les attitudes altruistes et la compassion apportent une joie et une plénitude à celui qui les exprime. Elles sont un remède aux souffrances des autres, mais aussi à notre propre souffrance, aux maux qui souvent rongent l’homme moderne …

Cependant, exercer une pression sur soi pour dépasser l’égoïsme n’est pas une solution, et ne sert qu’à ajouter un masque altruiste aux autres masques de l’égo. Krishnamurti dit que l’ego « peut varier d’un moment à l’autre, mais il reste toujours le moi, cette activité séparatrice et centrée sur soi, qui espère devenir un jour ce qu’elle n’est pas. »

Krishnamurti, dans ses méditations, suggère simplement de vivre totalement l’instant présent, de l’accepter totalement, et de cesser de se protéger contre la vie … :)

– « Ce qui vous appartient viendra à vous. » –


Anne L jesuisjecree.com

crédit photo : Pixabay