Mars : les masques de l’agressivité

La rétrogradation de Mars est un moment privilégié pour prendre conscience de certaines expressions déviées du principe Mars. En effet, l’énergie de Mars est comparable à un carburant ou un feu, comme l’explique l’article Mars, ou comment jouer avec le feu. C’est une énergie neutre, mais elle est délicate à manier, et engendre notamment toutes les formes de violence et même, sur le plan collectif, les guerres.

On connaît l’agressivité de Mars qui est souvent comprise comme une agressivité envers autrui. Pourtant cette agressivité peut aussi être dirigée contre soi-même. Elle peut aussi prendre mille formes, dont certaines ne sont pas très connues. Cet article en expose quelques-unes, pour nous aider à mieux connaître cette énergie qui brûle en nous.…

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impatienceL’impatience, la difficulté à attendre avant d’agir, l’incapacité à différer la satisfaction de notre désir, à se contraindre pour supporter la frustration est une expression agressive majeure liée à Mars, qu’une société de consommation, qui accentue l’égocentrisme, favorise.

En conséquence, l’irritation est également à mettre sur le compte d’un Mars mal employé, de même que les ronchonnements, et le mauvais caractère.

Une attitude de plainte est également une expression violente et, dans le même registre, plus surprenant, la position de victime chronique, qui est une façon détournée d’exercer une violence sur l’autre, par la manipulation et la culpabilisation.

La colère est évidemment une expression déviée du principe Mars, que celle-ci soit rouge, noire, ou simplement froide, et sous sa forme chronique, elle devient de la haine.

La violence, expression déviée du principe Mars, s’exprime aussi à travers la réprobation, qui est un jugement et une condamnation, ou même la critique, l’autocritique – sauf si on en use correctement, comme qualité de discernement.

Il en est de même pour le sarcasme, ou la moquerie, la raillerie, qui sont toutes des formes d’agressivité à travers la parole, en lien avec Mars et Mercure.

L’esprit de contradiction est une autre façon d’agresser en s’opposant à ce qui se fait ou à ce qui est dit, une opposition systématique à autrui.

La bouderie, y compris par un simple silence, est aussi une forme de violence liée à une expression déviée du principe Mars, par la diminution de la communication et souvent l’expression d’une mauvaise humeur, qui se rapproche du contrôle et de la manipulation d’autrui.

De même, la tendance à la rumination, qui donne sous des formes plus intensives, la rancune et même la vengeance, sont des expressions négatives du principe Mars, souvent associées, en astrologie, aux signes fixes -notamment le Taureau et le Scorpion.

La dépression est au fond une profonde colère. C’est une forme d’agressivité qui nous ronge à l’intérieur.

Sous ses formes perverses, l’agressivité se manifeste en cruauté, où se mêle un plaisir procuré par la violence. On retrouve des tendances proches dans le sadisme.

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Le sabotage, qui est une détérioration volontaire, le fait de compromettre un projet est un acte de violence, associée à un usage perverti du principe Mars. Il peut être commis de façon inconsciente, et il en est de même dans le cas de l’auto-sabotage, lorsque certains aspects de nous-même oeuvrent pour nous faire échouer.

Dans la même veine, les petits et grands accidents sont des violences perpétrées contre nous-même par des instances inconscientes, qu’il nous faut apprendre à connaître. Se tordre la cheville ou avoir un accident de voiture, ce sont donc les expressions violentes d’un Mars refoulé, qui nous brûle intérieurement.

En cas d’agression, un individu abuse de sa violence pour en dominer un autre (ou même le tuer, dans les cas les plus extrêmes). Face à lui, un individu ne s’affirme pas et se soumet; celui-ci peut également être engagé dans un processus d’autodestruction.

Ainsi, une agression est la rencontre entre une personne ou un groupe qui ne respecte pas « l’autre », et une personne ou un groupe qui ne se respecte pas lui-même … De la même façon que la violence est un abus, le laxisme, le laisser-aller et le fait d’être « trop gentil » sont des comportements qui ne manifestent pas un accord avec soi-même. Ils ont donc comme conséquence la violence.

Ceci est aussi valable sur le plan collectif, dans la société et les choix politiques.

 

Anne L jesuisjecree.com