Pourquoi faisons-nous de mauvaises rencontres ?

La conjonction Saturne-Pluton , actuellement formée dans le ciel, réunit deux astres liés à « l’ombre ». Pour nous aider à aborder et à comprendre le côté obscur, cet article d’astrologie aborde un sujet sensible, dans l’air du temps, celui des mauvaises rencontres -ou de la difficulté à faire les bonnes rencontres.arctic-tern-2357123_960_720

 

Nous le savons, personne n’est à l’abri de ce genre d’expérience. Que ce soit au travail, dans nos relations avec notre supérieur hiérachique, un collègue, dans une relation amicale, amoureuse, dans tous types de rapports humains, nous avons tous fait de mauvaises rencontres. Ces relations ont donné lieu à un conflit quelconque, et nous ont laissé un mauvais souvenir.

Parfois, nous accumulons simplement des rencontres qui ne sont pas les bonnes, en amour, en amitié, dans la sphère professionnelle, aussi.

On peut collectionner des rencontres sentimentales décevantes, avoir l’impression d’être abonné aux personnes fuyantes, ou qui ne veulent pas s’engager pour diverses raisons.

Sous l’angle de l’évolution, les rencontres sont toujours une invitation à la connaissance de soi. Alors …

Pourquoi attirons-nous des relations (peu ou prou) négatives ?

shark-4724989_960_720Les « mémoires » inconscientes

Il existe une multitude de raisons et de cas différents mais, pour comprendre le principe des rencontres, il faut savoir que des souvenirs d’expériences plus ou moins douloureuses sont nichés dans notre inconscient. Si nous attirons une personne qui ne nous convient pas, ou qui a un comportement négatif, il est certain que ce n’est pas par hasard, mais parce que nous portons en nous-même quelque chose, une « mémoire », qui répond à ce que cette personne manifeste (et à ce qu’elle porte en elle-même, sa « mémoire » à elle).

Ces mémoires pourraient aussi appartenir à des vies antérieures, et être plus anciennes, si l’on adopte le point de vue de la réincarnation.

Elles sont bien, dans tous les cas, présentes en nous-même, et proviennent du passé. Ainsi, les mauvaises rencontres contribuent à nous faire prendre conscience des aspects de nous-mêmes que nous avions refoulés.

Les sentiments négatifs enfouis dans notre inconscient

Lorsque nous étions petits, par exemple, et dès nos premières expériences comme nourrisson, nous avions une perception de nos parents, ou plutôt un ensemble de perceptions. Ces perceptions ne sont pas toutes positives, loin de là, et sont même parfois très négatives. Des expériences difficiles, voire traumatisantes, des colères, de la rage et de la haine sont encloses en chacun de nous, mais nous les avons fait basculer dans l’inconscient, parce qu’elles étaient trop douloureuses, ou trop inacceptables. Alors, nous pouvons les projeter inconsciemment lors d’une mauvaise rencontre.

En grandissant, l’être humain doit apprendre à faire des deuils affectifs très importants, accepter ses parents comme de simples êtres humains imparfaits, avec des défauts et des qualités. C’est un long chemin.

 

La fixation à une image positive (ou l’idéalisation)

fly-4708534_960_720Parfois, nous faisons une « mauvaise rencontre », par exemple en amour, en raison d’une fixation à une image positive et idéalisée de nos parents, qu’il s’agisse de notre père ou de notre mère.

En effet, il nous arrive de nous lier avec une personne qui ne nous convient pas, avec qui nous ne parvenons pas à bâtir une relation saine, parce qu’inconsciemment, nous voulons obtenir la confirmation qu’aucun(e) partenaire ne sera jamais aussi beau, belle, que notre parent idéalisé.

Nous pouvons toute notre vie rester en lien avec notre image parentale idéalisée, et refuser (sans le savoir) de nouer une relation avec un(e) partenaire -tout en souffrant de cette situation, parce que nous ignorons que nous sommes dans un état de dépendance. Dans ce genre de rencontre, qui est parfois associée à une relation idéalisée et décevante, il s’agit d’une dépendance envers l’image du parent adoré.

Il n’est pas nécessaire d’avoir eu une excellente relation avec notre père ou notre mère pour qu’il y ait cette idéalisation du parent. Au contraire, l’absence d’un parent, que cette absence soit physique, ou qu’elle soit psychique, provoque d’autant plus d’idéalisation et de dépendance que la relation a donné lieu à une frustration chez l’enfant.

La perception que nous avons de nos parents est la nôtre. Elle nous appartient, qu’elle soit proche, ou non, de ce que nos parents étaient réellement, ou de la façon dont ils se considéraient eux-mêmes, n’est pas important. Deux enfants élevés par les mêmes parents, n’ont pas exactement la même perception d’eux. Chacun retient certains aspects, plutôt que d’autres. De plus, chaque enfant est né dans des circonstances familiales différentes, et occupe sa propre place. Ces images parentales correspondent au programme inscrit dans notre thème de naissance.

En astrologie psychologique, l’approche symbolique tend aussi à concevoir le « Père » et la « Mère » comme des archétypes, et nos perceptions de nos parents en sont des représentations plus concrètes mais, en tout cas, ces images sont en nous-mêmes. Elles sont d’ailleurs nécessaires à chacun d’entre nous, pour nous construire, non sans blessures et sans renoncements à effectuer

Se libérer

Si l’on fait une rencontre assez conflictuelle, le dialogue est parfois possible avec notre partenaire -amour, ami, collègue ou chef. Entre personnes qui sont en mesure à ce moment-là de leur vie de communiquer, de grands progrès peuvent être effectués dans la relation, et sur le plan intérieur.

Cependant, quand on prend conscience que la relation est négative, ou dans des cas graves, il faut rompre la relation.

Quand une rencontre se termine mal, il est préférable, lorsqu’on se sent prêt, d’effectuer un travail sur soi, pour comprendre que la personne nous renvoie à un vécu antérieur, et à une image que nous portons en nous-même. Dans le cas d’une rencontre extrêmement « toxique », il est nécessaire de consulter un thérapeute.

Lorsqu’on a compris ce qui se joue si on va de déception en déception, en amour par exemple, notre « travail » consiste souvent à prendre conscience de notre fixation à une image idéalisée, et à nous libérer progressivement, au cours de notre vie, de cette puissante dépendance.

Anne L jesuisjecree.com

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