L’affaire Macron-Benalla

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L’explosion, symbolisée par le carré Mars-Uranus – crédit photo : Pixabay

Cet article propose un retour sur « l’affaire Benalla », pour voir quel sens elle prend au regard du cycle Soleil-Mars, en astrologie …

Les augures étaient pourtant formels : le 14 juillet, le vol des neuf oiseaux dans le ciel de France comportait une anomalie qui ne pouvait passer inaperçue : l’un des oiseaux, situé à gauche (sinister), crachait la ligne rouge de la colère. Les Anciens savaient que ce type de chemtrail, inspiré par le dieu Mars, est un mauvais présage pour le chef…

… et le 18 juillet 2018, le journal Le Monde publiait une vidéo datée du 1er mai, montrant (le désormais illustre) Alexandre Benalla portant des coups à deux manifestants.

Alors, une avalanche de nouvelles informations nous parviennent et nous laissent pantois.

On apprend que Benalla est un sbire de Macron -dont la fonction exacte, paradoxalement, est devenue lors des auditions toujours plus floue. On constate qu’il portait l’équipement des policiers. On découvre qu’à la suite de l’événement, il a été couvert par le gouvernement qui a eu connaissance des faits. Il aurait été sanctionné par 15 jours de mise à pied, sans recevoir son traitement -selon l’Elysée, mais ces allégations sont ensuite infirmées. 

On apprend qu’il jouissait des prérogatives d’un haut fonctionnaire : voiture de fonction avec chauffeur, salaire, logement de fonction luxueux et fraîchement rénové, puis qu’il a été promu « lieutenant colonel » – prestigieux grade du gendarme Arnaud Beltrame,  sur demande de l’Elysée, à l’âge de 26 ans, et sans passer par les étapes de formation militaire. On apprend aussi qu’il avait obtenu un permis de port d’arme, et qu’il disposait d’un sésame pour entrer à l’Assemblée Nationale, dans l’hémicycle, seul lieu où, en vertu des règles de la démocratie, le Président de la République n’a pas le droit d’entrer (mais c’était pour accéder à la salle de sport de l’Assemblée nationale, affirmera plus tard l’intéressé).  On apprend qu’il briguait la fonction de sous-préfet et, enfin, qu’un projet de constitution d’une police parallèle, hors de tout contrôle républicain, chapeauté par Alexandre Benalla, était (est?) en cours de réalisation.

Une procédure de justice est engagée à la suite de ce scandale touchant les plus hautes sphères de l’Etat, et des auditions ont lieu à l’Assemblée nationale et au sénat. Alors que ces auditions mettent à jour quelques contradictions, beaucoup d’ignorance, et de grossiers mensonges, pendant ce temps, le (reste du) gouvernement reste muet pendant six longs jours. Enfin, Macron s’exprime devant les siens pour affirmer qu’il est seul responsable (ce qui est vrai), et déclare : « Qu’ils viennent me chercher », peut-être pour souligner son immunité, dont il jouit.

Du point de vue de l’astrologie, cette affaire est liée notamment à la rétrogradation de Mars et, plus globalement, au cycle Soleil-Mars, ainsi qu’au carré Mars-Uranus.

D’abord, « l’affaire Benalla » a débuté pendant la rétrogradation de Mars au carré d’Uranus, par une vidéo datée du 1er mai qui surgit ; c’est l’effet de la rétrogradation de Mars, car il s’agit de revenir sur des faits du passé, de la nature de Mars (une manifestation violente), marqués par des abus caractérisés (Uranus). Comme le Soleil est en contact avec Mars, la dérive concerne le pouvoir central.

La rétrogradation de Mars nous invite aussi à remonter un peu plus loin dans le temps, au moment où le cycle Soleil-Mars débutait : c’était en juillet 2017, au moment de la démission du Général de Villiers, suivie de son remplacement à la fonction de CEMA. En juillet 2018, on arrive au développement extérieur du cycle Soleil-Mars, dont l’affaire Benalla est la manifestation.

Ainsi, la conjonction de juillet 2017 nous montrait le nouveau lien que le pouvoir de Macron entendait créer avec l’armée et les forces de l’ordre, par une affirmation outrancière de son autorité, tandis que l’affaire Benalla révèle au grand jour la nature des liens que le pouvoir entretient avec « ses forces agissantes », en la personne de … Benalla (et de quelques autres), dont la position et les attributions sont pour le moins irrégulières et abusives. Elle montre aussi les piètres liens qui unissent le pouvoir-Macron et les forces de l’ordre républicaines … On peut également comparer la différence du traitement réservé à un Général intègre en juillet 2017, et celui dont bénéficie un sbire aujourd’hui.

Collectivement, et de façon plus profonde, la conjoncture planétaire (le cycle Soleil-Mars) nous présente clairement comment, de façon générale, Macron conçoit et gère les moyens d’action dont il dispose, dans l’exercice de sa fonction : ils apparaissent irréguliers, abusifs et entièrement centrés sur sa personne, ce qui témoigne d’une situation de dérive.

Le thème natal de Macron contient aussi un carré Mars-Uranus, qui favorise des abus. D’aucuns ont vu dans son comportement celui d’un « enfant-roi », en roue libre, « border line », et son thème comporte effectivement plusieurs aspects qui vont en ce sens.

Le carré Mars-Uranus actuel a eu aussi un impact positif, car il a embrasé l’opinion publique, sur les réseaux sociaux par exemple, et l’incendie n’a pas été facile à éteindre. Il brûle encore et couvera longtemps… On ne peut que se réjouir de cette parenthèse démocratique, durant laquelle la presse et les oppositions ont joué leur rôle de contre-pouvoir de façon louable, ce qui correspond à une dynamique normale.

A l’opposition exacte Soleil-Mars du 27 juillet (jour de l’éclipse), les auditions à l’Assemblée nationale se délitent; elles sont conclues au bout de trois jours par la co-rapporteuse qui appartient au parti de la majorité présidentielle. Les espoirs sont tournés vers les auditions menées au sénat qui apparaissent plus soucieuses d’aboutir à de plus amples informations. Plusieurs grands partis d’opposition de toutes tendances posent une motion de censure : il y a une rupture nette entre le gouvernement et les oppositions. En même temps, une (tentative de) reprise en main de la situation de la part du chef de l’Etat, et de son « clan » est entreprise, pour étouffer et minimiser l’affaire, simple « tempête dans un verre d’eau », qui n’intéresse personne, ou un « feuilleton de l’été et non une affaire d’Etat », ou encore une simple faute personnelle de Benalla. La personne d’Alexandre Benalla est invitée au « 20 heures » de TF1 …  La machine habituelle a redémarré (insulte quotidienne à l’intelligence), avec le Figaro qui publie le même jour un sondage sur le mode convulsif qui donne 42% des Français qui font confiance au chef de l’Etat, titré : « Flash :  Affaire Benalla : Macron remonte dans l’opinion. »(!)

 Après la date du 27 juillet, c’est le temps des conclusions, au moins partielles, et cette affaire va prendre son sens dans notre conscience, prendre un sens collectif, conditionné par la situation telle qu’elle apparaît.

La rentrée de septembre, déjà annoncée délicate (à la fin de cet article), quand Mars redeviendra direct, peut relancer avec puissance cette affaire (elle ne sera de toute façon pas oubliée), à moins que d’autres événements difficiles de l’actualité ne viennent la recouvrir. Les procédures suivent en tout cas leur cours. On peut déplorer cependant que la fonction de président soit autant protégée, qu’on ait perdu dramatiquement en France l’habitude de demander (calmement mais fermement) des comptes aux politiques, et que les contre-pouvoir soient si faibles.

Par ailleurs, l’affaire Benalla intervient alors que le gouvernement était sur le point de débuter une réforme de la Constitution qui visait à amoindrir les pouvoirs du Parlement, pour renforcer celui du Président, déjà très imposant selon tous les observateurs de notre système.

On peut se rassurer un peu. La position politique de Macron va s’étioler à la suite de cette affaire,  car certaines données astro-climatiques vont en ce sens, cette tendance s’exprimant selon une dynamique assez lente et profonde.

Même si l’on peut rire devant tant d’outrance pathétique, ou de la piteuse situation où nous sommes rendus (pensons aux mensonges sous serment de la part de hauts responsables), il ne faut pas banaliser cette affaire, qui lève un coin du voile, et qui est grave : la toute-puissance ne peut que s’accentuer, puisqu’elle n’est pas véritablement remise à sa juste place. La vigilance s’impose-rait : par ses décisions et son action, un chef d’Etat engage l’avenir et même la vie de millions de personnes.

Anne L jesuisjecree.com