Les transits planétaires ont potentiellement un rôle évolutif. Par ailleurs, ils reflètent parfaitement ce que nous émettons, et souvent, ce sont des aspirations contradictoires…
Lors du transit de l’une des trois planètes transaturniennes, Uranus, Neptune ou Pluton, par exemple, nous vivons des expériences qui échappent à notre volonté et qui bouleversent, à des degrés divers, notre vie.
Une initiation spirituelle
Ces planètes remettent en question notre égo tel qu’il s’est construit. Ce sont donc des expériences « difficiles », plus ou moins douloureuses, puisque nous avons créé notre égo et la vie qui va avec, pour nous protéger, résister, refouler, masquer (etc.) des éléments indésirables, des peurs, des blessures de toutes sortes.
Quand Uranus, Neptune ou Pluton viennent casser, dissoudre, ou brûler (au moins partiellement) cette carapace de l’égo, nous souffrons, nous libérons des « mémoires », dit-on parfois.
Pourtant, sur un plan spirituel, ces expériences nous font évoluer car elles nous ouvrent, nous éveillent. Nous pouvons effectuer des prises de conscience. Pour l’égo, il y a situation fâcheuse, déception, perte, traumatisme, chagrin, etc.
Il est vrai que ces expériences sont parfois très difficiles à vivre, et dans cet article, l’objectif n’est pas de vous dire qu’elles ne sont pas graves, ni de les minimiser !
Aspirations profondes et peur du changement
Supposons que vous viviez une perte dans la vie courante : vous perdez de l’argent ou votre emploi. Il est évident qu’en pareil cas, personne n’a envie de sauter de joie. On peut tout de même (au moins à certains moments) développer un sentiment de confiance, et se dire que cette expérience est la fin de quelque chose, et aussi le début d’autre chose. Ce qui est angoissant, c’est que l’on vit la fin, sans savoir quel sera l’avenir. Il y a un sentiment très inconfortable d’insécurité (une des formes de la peur).
Ce sont deux étapes : la crise, et la fin de cycle, que l’astrologie symbolise magnifiquement par :
– le signe du Scorpion et la maison VIII : on « perd », on se dépouille de la matière et on se transforme, on mute, on vit une initiation.
– le signe des Poissons (le douzième et dernier signe) et la maison XII : on est à la fin et le renouveau n’est pas encore là. On est obligé de lâcher prise, de développer une foi. Ce signe et cette maison sont pourtant symboles d’expérience spirituelle, et de possibilité d’éveil.
Nous avons aussi une entière liberté dans le choix de l’interprétation de ces expériences. Alors, on peut se demander :
Cette perte d’argent ou de travail aura-t-elle une importance énorme dans 3 ans, 10 ans, 20 ans ?
Quelle nouvelle opportunité nous donne-t-elle ? (celle de faire autre chose ? de nous donner plus de liberté ?)
Si vous aviez un travail stable et bien payé, quels étaient cependant les points négatifs de ce travail (l’ennui, la stagnation) ?
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En fait, le transit d’Uranus (par exemple) exauce un souhait niché au fond de vous-même, une aspiration que vous avez ressentie. Cependant, vous aviez, en même temps, peur de le réaliser. Cette peur, c’est ce que vous vivez actuellement, avec le transit d’Uranus : le sentiment d’insécurité, la crainte de l’avenir ou du changement.
En fait, toute situation a deux faces et nous avons tendance à ne voir que la perte, parce qu’elle nous affecte. Mais quand on perd ce qu’on avait, on gagne aussi la possibilité de réinventer quelque chose de nouveau.
Notre thème natal est un cliché, un arrêt sur image de la position des planètes dans le ciel au moment de notre naissance. Ensuite, les planètes poursuivent leur cours immuable dans le ciel et se déplacent dans différents secteurs de notre thème natal. Tantôt elles vont former des aspects en accord avec nos planètes natales, tantôt elles formeront des aspects en dissonance avec nos planètes natales. Ce phénomène astrologique se nomme les transits planétaires.
Les transits planétaires sont aussi la principale méthode prévisionnelle employée en astrologie : on peut formuler des hypothèses sur l’avenir en lisant les transits qui se formeront dans le futur sur un thème natal.
Je vous propose maintenant une réflexion plus poussée à propos des transits planétaires :
D’abord, entre le Ciel et la Terre, il y a une synchronicité. Rien ne peut permettre d’affirmer que les transits planétaires provoquent des états ou des événements, mais ils en témoignent comme un miroir. Il y a une analogie entre le Ciel et la Terre. Cette idée parle seulement à l’hémisphère droit du cerveau … 🙂
Ensuite, lorsque les planètes circulent dans le ciel et qu’elles transitent, elles marquent des étapes, des rythmes, de façon assez neutre, somme toute. Ce que nous ressentons et ce qui se produit, comme événements, correspond au contenu de notre thème natal, activé par le transit et à notre façon d’animer ces énergies, selon notre état de conscience.
Notre thème natal est un cliché de nos schémas comportementaux, une carte de notre personnalité et de notre parcours possible. La construction de notre personnalité unique, et les événements de notre vie correspondent à ce thème natal (nos schémas) avec ces transits planétaires, et à nos propres choix, plus ou moins libres.
La preuve en est que deux personnes nées avec le même thème natal ne seront pas des clônes psychologiques et leurs expériences de vie seront sensiblement différentes, malgré quelques grandes lignes similaires, certainement décelables pour un astrologue. Ce qui va avoir un impact décisif sur la formation de la personnalité et sur le déroulement du parcours de chacun des deux natifs, c’est notamment l’éducation reçue, et comment chacun va vivre ses expériences, y réagir, personnellement, durant son enfance et ensuite.
Conclusion : je crée. Je crée ma vie. Il n’y a pas de planètes (entre autres) qui me dirigent. Cela signifie que les transits planétaires activent les schémas comportementaux qui m’appartiennent, en fonction de mon thème natal et de ce que j’en ai fait au fil de mon expérience de vie.
Si cette idée vous fait bondir, surtout en pensant à certaines expériences de votre vie que vous n’avez évidemment pas souhaitées, je vous propose en guise de réponse cette illustration :
Un iceberg …
Ce que nous connaissons de nous-même, notre « conscient », c’est la partie qui émerge. Elle semble petite …
L’autre partie, plus grande et immergée, crée aussi notre vie.
De quoi cette partie immergée est-elle composée ? Je dirai pêle-mêle, selon différentes théories, toutes intéressantes :
C’est l’inconscient : tout ce qui n’est pas conscient. Voilà une définition large, à méditer.
L’inconscient, c’est aussi tout ce que nous avons mis « sous le couvercle » pour nous protéger, résister, survivre (etc.) lors d’expériences difficiles, et pour créer notre égo.
En plus de l’inconscient personnel, selon le psychiatre Jung, il existe un inconscient collectif, un ensemble de contenus psychiques, d’archétypes universels que nous partageons tous. Evidemment, cette théorie est en concordance parfaite avec l’astrologie, puisque les interprétations astrologiques sont sous-tendues par des mythes (qui sont des archétypes).
L’hérédité psychologique. La psycho-généalogie étudie notamment comme nous reproduisons l’histoire de nos ancêtres familiaux. (L’astrologie donne d’ailleurs des indices de cet héritage psycho-généalogique).
Le karma, la loi de cause à effet. La théorie de la réincarnation veut en outre que nous poursuivions dans cette vie certaines expériences de vies antérieures. Nous naissons avec un « bagage », qui est une autre forme d’hérédité, qui nous impose certaines expériences et certaines rencontres, dans un but d’apprentissage. L’astrologie karmique donne aussi des informations à ce sujet.
Alors, pour être un créateur conscient, il faut être … conscient, laisser émerger ce bloc mis sous le couvercle…
Astrologiquement parlant, et dans l’idéal, si nous accédons à un état de conscience plus élevé, les « mauvais » aspects (certaines conjonctions, les carrés, les oppositions, par exemple) ne sont plus désagréables à vivre …
Anne L jesuis jecree.com
crédit photo : Pixabay (pour toutes les illustrations de cette page)
Au cours de notre vie, un échec dans l’accomplissement d’un projet qui nous tenait à cœur, un échec dans le domaine professionnel ou sur le plan amoureux, par exemple, nous affectent fortement. L’échec nous touche d’autant plus que nous avons tendance à interpréter la non réalisation de nos souhaits, justement, comme un échec, alors que cela est discutable … Il existe en fait différentes façons d’aborder ces expériences difficiles. En voici quelques-unes :
Au premier degré : nous pouvons appréhender l’événement indésirable comme un échec, ou une malchance, en nous plaçant donc comme victime du destin, ou de la vie. Parfois, ces échecs vont engendrer chez les plus immatures (que nous sommes tous) une amertume, une envie de compensation, de revanche, voire de la rancune ou des idées de vengeance, si l’on tient quelqu’un responsable de notre malheur.
Au second degré : on peut aborder l’événement sous un angle psychologique, en recherchant une explication plus profonde à notre expérience difficile : par exemple, un problème relationnel peut s’expliquer par une incompréhension ou un malentendu. Ou bien un conditionnement limitant, acquis depuis l’enfance, peut avoir induit une conduite d’échec inconsciente de notre part, etc.
Au troisième degré : on peut faire face à l’événement avec le moins d’intellectualisation possible, sans trop chercher à l’expliquer ou à l’interpréter, mais en lâchant prise de notre désir, de notre ambition première, tout en évitant le fatalisme du type : « C’était écrit. », ou « La Vie, Dieu, l’Univers en a voulu ainsi. », qui nous ramènerait au premier niveau, celui de la victime.
Ange gardien
L’acceptation véritable est un vrai « travail » en conscience. Elle requiert une certaine neutralité et un certain détachement auxquels nous ne sommes pas habitués, surtout lorsque nous avons tendu notre volonté pour travailler à l’accomplissement de notre souhait, et que nous devons ensuite nous détendre intérieurement pour expérimenter l’abandon, le lâcher prise. Nous vivons ce relâchement intérieur (forcé) comme quelque chose de difficile, comme une perte, un deuil : c’est l’échec.
Pourtant, si nous parvenions à nous positionner dans l’acceptation véritable, il n’y aurait plus AUCUNE notion d’échec !
Ce n’est pas tout : notre façon d’interpréter les événements de notre vie conditionne entièrement l’expérience que nous en faisons, autrement dit : cette interprétation crée notre réalité. Si nous percevons des échecs, nous vivons des échecs …
L’astrologie est un « outil » (je n’aime pas beaucoup ce mot) merveilleux; et elle permet une compréhension des différents niveaux de conscience qui ont été présentés plus haut. Comme elle a été identifiée à la psychologie au siècle dernier, l’astrologie, devenue une psycho-astrologie, est riche et évolutive, mais elle ne fournit pas l’unique lecture de la réalité de nos expériences, car l’astrologie est aussi une sagesse en affinité avec la spiritualité.
Alors, voici deux études de cas astrologiques (simplifiées), qui concernent des échecs :
un ratage à un examen sous transit de Saturne à Mercure natal,
un échec amoureux lors du transit de Neptune sur Vénus natale.
Evidemment, la signification profonde d’une expérience d’échec serait différente si vous l’expérimentiez sous un transit difficile d’Uranus ou de Jupiter ; car chaque planète transitante apporte son sens précis, son petit message évolutif …
Un échec à un examen
Supposons que vous connaissiez un échec à un examen, alors que Saturne transite en opposition à votre Mercure natal (Mercure représente les études).
Au premier degré, vous allez penser que vous n’avez pas eu de chance, que d’autres, qui travaillaient moins que vous, ont été reçus à l’examen, et que ce n’est pas juste. Ou alors l’examinateur était comme ceci, comme cela (etc.) et c’est ce qui a causé votre échec. Enfin, vous allez peut-être vous dévaloriser et vous blâmer.
Au second degré (psychologique), vous allez examiner ce sentiment de dévalorisation que vous connaissez bien, et le rattacher à vos rapports avec votre père, très sévère, qui vous critiquait sans cesse.
En astrologie, le transit dissonant de Saturne peut créer en effet des échecs et des malchances, et Saturne représente une figure autoritaire qui peut être, effectivement, l’image du père dans son aspect restrictif (et que vous avez intégré en vous-même, comme petite voix …)
Ce que j’ajouterai –au troisième degré– , c’est que cette expérience saturnienne appelle de votre part une réaction d’une grande justesse saturnienne, en recherchant l’acceptation véritable, la patience, la persévérance (en développant les qualités saturniennes), sans aigreur, sans résignation, sans culte de l’échec (sans entretenir les travers saturniens). Prenez votre temps pour arriver à cette justesse saturnienne ; ne vous forcez pas à être héroïque (le contrôle saturnien) non plus, et laissez aussi vos émotions se libérer …
Un échec amoureux
Supposons que vous connaissiez un échec amoureux, alors que votre Vénus est sous la dissonance de Neptune en transit. Selon les degrés de compréhension, vous allez :
Au premier degré : éprouver un sentiment de déception, d’abandon ou de trahison de la part de l’autre, et vous allez lui en vouloir, ou bien vous apitoyer sur vous-même.
Au second degré : rechercher en quoi cette attitude répète le rapport que vous avez eu avec votre père (ou votre mère) peu présent(e) durant votre enfance.
– l’astrologie proposera d’autres interprétations de différents niveaux. Elle peut suggérer ceci :
Neptune évoquant une fuite, ce partenaire qui vous abandonne représente votre éloignement de la réalité, une illusion, un manque de réalisme de votre part en choisissant votre amoureux ou votre amoureuse.
De façon plus subtile, au troisième degré, il vous est aussi proposé un apprentissage de l’Amour, car Neptune est lié à l’amour spirituel et inconditionnel. Comme l’amour que nous manifestons couramment est, pour une grande part, un besoin de guérir nos propres blessures, l’espoir de ne plus souffrir, en nous nourrissant de l’autre, ou en nous perdant dans l’autre, Neptune est là pour nous enseigner en quoi cette façon de vivre l’amour est une illusion, une fuite, qui ne nous apportera jamais le bonheur.
Neptune est cette énergie qui peut justement nous ouvrir au véritable lâcher prise dans la conduite de notre vie (dans nos projets, nos amours, dans nos réactions à l’échec apparent).
Ainsi, cette expérience d’ « échec amoureux » peut contribuer à nous libérer de nos illusions sur cet Autre idéal, censé nous apporter le bonheur, et elle peut nous initier à l’Amour plus libre, qui n’attend rien, et qui se partage dans le présent. Cette expression amoureuse suppose d’être en paix avec soi-même, également.
Ce type d’amour détaché peut paraître difficile à exprimer, mais n’oublions pas que Neptune est l’astre qui symbolise le plus haut niveau spirituel, pour nous, les êtres humains …
Anne L jesuisjecree.com
crédit photo : Pixabay (pour toutes les illustrations de cette page) Tweeter
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