Signification du deuil dans le thème de Victor Hugo

Cet article d’astrologie révèle comment la notion de deuil est symbolisée dans le thème de Victor Hugo. Il apporte un éclairage sur sa vie, sur les dynamiques karmiques et transgénérationnelles sous-jacentes, et sur la mission du Poète …

*

Le poème « Demain, dès l’aube… », de Victor Hugo, est emblématique du souvenir des défunts. Tiré du recueil Les Contemplations, consacré au deuil du poète après la mort de sa fille Léopoldine, ce texte exprime son projet d’aller sur sa tombe, pour effectuer un pèlerinage intime et douloureux.

En effet, le 4 septembre 1843, Léopoldine est morte tragiquement par noyade, alors qu’elle n’avait pas 20 ans, dans le naufrage de la barque, qu’elle avait empruntée avec son mari Charles Vacquerie, pour traverser la Seine.

Dans le thème de Victor Hugo, la maison VIII, qui est le secteur des grandes crises et de la mort, est positionnée dans le signe des Gémeaux, suggérant que, dans la vie du natif, les crises sont associées à l’écriture -domaine gouverné par les Gémeaux et par le maître du signe, Mercure.

Il apparaît évident que la littérature hugolienne est liée à la mort et que les grandes crises donnent lieu à une créativité, avec Mercure maître de VIII en maison V.

Au cours de son existence, Victor Hugo fait l’expérience du deuil de personnes aimées. Ayant eu une longue vie, et ayant traversé le XIXe siècle, de 1802 à 1885, Victor Hugo a également connu la mort de plusieurs de ses enfants, celles de ses deux fils ayant atteint l’âge adulte, Charles et François-Victor. Par ailleurs, son fils aîné Léopold est mort moins de trois mois après sa naissance. Léopoldine – dont le prénom marque un héritage, créant un lien entre les deux enfants – était arrivée juste après Léopold … La cadette des enfants, Adèle, est la seule à avoir survécu à Victor Hugo. Hélas, elle a dû être internée car son état mental était défaillant. Il est vrai que le signe des Poissons, dans lequel la maison V ancre sa cuspide, suggère parfois la nécessité d’effectuer un sacrifice, et Mercure, planète mentale, est en exil dans ce signe… Ces interprétations traditionnelles se vérifient ici, de façon très douloureuse. Le nœud lunaire Nord dans ce signe et dans cette maison confirme un chemin de vie marquée par un profond travail spirituel lié aux enfants.

On suppose que Victor Hugo, qui a très certainement déjà été écrivain et artiste dans d’autres incarnations, poursuivait également une voie d’ouverture, et de guérison spirituelles, à travers la découverte de l’invisible, l’abandon à la foi et la culture de la générosité. Le nœud Nord de la lune en Poissons demandait en effet de dépasser certaines limitations mentales, inscrites dans le nœud sud en Vierge.

En correspondance avec Mercure en Poissons en conjonction du noeud nord de la Lune, on connaît également l’activité spirite de Hugo qui s’est adonné aux « tables parlantes », dans sa maison « Marine Terrace » sur l’île de Jersey, durant son exil. Pendant des années il a canalisé des défunts – canalisations retranscrites dans Le livre des tables. D’ailleurs, ces canalisations médiumniques ont influencé les œuvres de Victor Hugo – « Ce que dit bouche d’ombre », par exemple.

L’importance de la mort est également visible sur la carte du ciel de Victor Hugo, à travers une conjonction Vénus-Pluton en maison IV, située non loin du Soleil en Poissons. Cette conjonction, qui peut être interprétée littéralement comme la fille (Vénus) morte (Pluton), représente Léopoldine et suggère que les relations de Victor Hugo ont été marquées par des tourments et de grands bouleversements. En maison IV, secteur de la famille, la mort de Léopoldine a été un grand traumatisme pour toute la famille. En outre, elle prend une dimension transgénérationnelle, suggérant une transmission familiale de deuils, et la répétition de morts dans la lignée de Victor Hugo, comme le suggère le lien entre les prénoms Léopold et Léopoldine, répétant également la mort en bas âge et les morts accidentelles traumatisantes vécues par les aïeux des générations précédentes.

Outre ses enfants, Victor Hugo a connu la mort de son épouse Adèle Foucher, en 1868. Par ailleurs il a fait l’expérience du décès de sa maîtresse, Juliette Drouet, rencontrée en 1833, et avec qui il a entretenu une liaison jusqu’à son décès en 1883.

Enfin, dans le thème de Victor Hugo, le maître du noeud nord de la Lune, qui représente sa voie d’évolution, est l’astre lent Neptune. Cet astre peut prendre un sens collectif, particulièrement intéressant dans le thème d’un personnage aussi important que Victor Hugo : Neptune est positionné en maison I, secteur du « moi ». On voit que Victor Hugo a pour mission d’incarner un idéal collectif. On pense aux idéaux sociaux que Victor Hugo, soucieux du peuple et de justice sociale, a promus toute sa vie. Toutefois Neptune, situé dans le signe du Scorpion, fait également référence aux grandes crises et à la mort. Ainsi, l’œuvre littéraire de Victor Hugo peut transcender la douleur du deuil, ressentie universellement, et sa poésie peut aider à dépasser les conceptions étroites de la vie et de la mort, en favorisant plus de foi, plus d’espoir, et en sensibilisant les lecteurs à l’ouverture spirituelle.

Anne L jesuisjecre.com